
En 1829,
Ruggles Wright, le fils de Philemon, construit un
glissoir sur la chute des Chaudières, permettant le passage des billes de bois équarri du nord vers le sud. Ce passage ouvre enfin les portes des riches terres à bois du Témiscamingue. Tout ce bois est acheminé par les
draveurs du Témiscamingue vers le port de la ville de Québec. Dans les années 1830, plusieurs marchands, anglophones pour la plupart, ouvrent des chantiers de bois équarri. Les opérations se déroulent surtout autour du lac Témiscamingue (chantier Egan). Les frères McConnell, eux, ouvrent, en 1836, un premier chantier au sud du lac Témiscamingue, sur la . Ces entrepreneurs forestiers procèdent en effectuant une coupe sélective, récoltant principalement les gros pins rouges et blancs. À cette époque, aucun
permis de coupe n’est nécessaire et aucune
norme n’est appliquée par le
Canada-Uni.
En 1840, les chantiers du Témiscamingue sont durement touchés par les fermetures qui s’enchaînent, car l’Angleterre s’approvisionne moins dans sa colonie nord-américaine. À cette époque, impossible de se rabattre sur le marché américain, puisque nos voisins demandent davantage de
bois de sciage, un marché non développé au Témiscamingue.

Dans les années 1850, les chantiers migrent vers le de sorte que, dans les années 1860, il y a cinq chantiers de bois équarri en activité dans cette région. Il faut alors près de deux ans pour acheminer le bois équarri vers le port de Québec. L’apparition de ces nouveaux chantiers est attribuable à la baisse des volumes de bois dans la région de l’Outaouais. Le bois équarri est fortement demandé jusque dans les années 1870.
En 1873, une première
scierie située à fait son apparition, propriété d’Olivier Latour. Auparavant, le bois est scié surtout sur la rive ontarienne de la rivière des Outaouais. M. Latour innove et produit de longues rames pour aider à la descente des
cages de bois.